Consultation & diagnostic de l’arbre

L’entreprise Sophie l’Arboriste propose une consultation ou une expertise pour vous conseiller et préconiser des travaux à réaliser dans vos arbres si nécessaire.

Conseil & diagnostic
Slow Tree

L’objectif premier de notre approche n’est pas l’élagage des arbres mais bien une réflexion complète autour de celui-ci afin de répondre de la façon la moins interventionniste possible à une problématique précise.

Un plan de gestion des arbres pourra être proposé en particulier pour les communes, les collectivités, les parcs des résidences mais aussi pour les particuliers.
Ce suivi sera fait tous les ans, tous les 2 ans ou plus selon la situation.

Nous nous attachons à respecter le rythme de l’arbre et sa lenteur naturelle. Christophe Drénou parle de démarche Slow Tree :

« Savoir attendre, longtemps observer, respecter les rythmes de croissance naturels, oser la non-taille, laisser vieillir et laisser mourir, tels sont les principes d’une démarche Slow tree en arboriculture ornementale. »
Pour aller plus loin

Après une phase de diagnostic, les interventions proposées sont raisonnées en fonction de la problématique et toujours en respect de l’arbre : la non-taille en tant que solution de gestion, la taille toujours dans un objectif précis, le haubanage pour répondre à un besoin de prévention, sécurisation, préservation et maintien structurel, l’abattage par démontage seulement si l’arbre présente un niveau de risque inacceptable.

Comprendre le diagnostic de l’arbre

Diagnostiquer un arbre est utile pour rendre compte de la probabilité de rupture d’une branche ou la chute d’un arbre. Ce diagnostic sera combiné avec une analyse de risques. Ce type de diagnostic s’avère particulièrement utile lors d’un conflit de voisinage ou d’une peur liée à la hauteur d’un arbre et une crainte quant à sa solidité et sa dangerosité.

La présence d’une cavité, d’une nécrose, d’un champignon, ne signifie pas que l’arbre est dangereux. L’arbre a la capacité de s’adapter et de se renforcer naturellement et les réactions positives de l’arbre peuvent être diagnostiquées.

Par un examen clinique, une évaluation des états de l’arbre est réalisée. Nous utilisons pour cela un certain nombre de méthodes et d’outils d’aide au diagnostic (méthodes détaillées ci-dessous).
Certaines situations présentant un niveau de risque élevé ou des difficultés à poser un diagnostic peuvent justifier des examens complémentaires, parfois en faisant appel à des compétences externes et de la mesure instrumentée.

Résistographe
chauve souris

Parcs et résidences

L’entreprise Sophie L’Arboriste propose d’accompagner les gestionnaires d’un espace arboré :

  • parcs et jardins public ou privé,
  • espaces verts d’une résidence
  • et copropriété…

Nous pourrons vous proposer un inventaire des arbres et un suivi régulier sous forme de consultation diagnostique (diagnostic mécanique, diagnostic ontogénique et physiologique, diagnostic de leur valeur écologique et leur valeur financière).

parc municipal

L’arbre, le conflit de voisinage et la loi

La loi française ne protège pas suffisamment les arbres. Un voisin ne peut pas vous demander l’abattage d’un arbre de plus de 30 ans mais par contre il est en droit de vouloir qu’aucune branche ne vienne dans sa propriété. Hors, quand l’arbre est enraciné tout proche de cette limite, cette taille oblige à supprimer un nombre trop important de branches pour que l’arbre puisse rester en bonne santé.

Ces coupes mutilantes pour l’arbre, le supprimant d’une grande partie de son feuillage et lui créant de nombreuses plaies, le rendra à plus ou moins long terme en mauvais état physiologique et mécanique. Mon entreprise vous propose de tailler raisonnablement votre arbre afin qu’il ne gêne plus votre voisin, branches trop basses, branches allant sur la maison, branches mortes. Une attestation d’intervention dans l’arbre pourra être délivrée par mon entreprise stipulant qu’une taille supplémentaire
mettrait à mal cet arbre qui deviendrait malade et dangereux et dont la vie serait mise en péril.

La Métropole de Montpellier (et d’autres villes et métropole ailleurs en France), protège les grands arbres en les référençant dans le PLUI (Plan de l’Urbanisme). Les arbres sont classés en EBC (Espace Boisé Classé) ou en Arbre Notable Isolé. Cette distinction protège les arbres de l’abattage et d’une taille drastique les mettant en péril. L’abattage n’est possible que sur autorisation de service de l’urbanisme de la Métropole de Montpellier, qui demandera au préalable le passage et l’avis d’un expert de l’arbre. L’entreprise Sophie l’Arboriste peut s’occuper de cette intervention de diagnostic.

Partout en France, les arbres ont également une protection de la part des Bâtiments de France quand ils se trouvent dans un périmètre de 500m autour d’un monument historique. Leur abattage ou taille drastique est alors interdit sauf autorisation des Bâtiments de France.

ANABF
PLU Métropole Montpellier Méditerrannée

Les différentes méthodes d’aide au diagnostic de l’arbre

Diagnostic ontogénique & physiologique

Le diagnostic ontogénique (stade de développement) et physiologique (évaluation de la vitalité de l’arbre) est réalisé grâce à la Méthode ARCHI de Christophe Drénou (CNPF).

La méthode ARCHI (pour « architecture ») est une démarche de diagnostic visuel des arbres conçue par Christophe Drénou (CNPF-IDF) qui permet d’évaluer la vitalité et le potentiel de résilience des arbres face aux stress.

Elle repose sur l’observation de l’architecture aérienne, notamment la structure des houppiers, les branches, les suppléants (autrefois appelés « rejets ») et les marqueurs visuels dits dendromarqueurs architecturaux (DMA).

L’idée centrale est de combiner deux types de signaux : ceux de dégradation (pertes de ramification, mortalité, transparence du houppier, perte de dominance apicale…) et ceux de restauration (développement de suppléants, recouvrement, régénération), pour distinguer ce qui est encore réversible d’un dépérissement ou ce qui est déjà irréversible.

ARCHI permet ainsi aux forestiers, arboristes, et gestionnaires de peuplement de prendre des décisions éclairées quant à la gestion, l’entretien ou la préservation des arbres.

En savoir plus sur la méthode ARCHI

Méthode ARCHI

Méthode ARCHI

Diagnostic mécanique

  • Examen clinique IPMI (Inspection Percussion, Mobilisation, Investigations – Philippe Trouillet, Ceiba) de la ZRT (Zone de départs racinaires), du collet, du tronc, des insertions et fourches et recherche d’adaptations autour des cavités, nécroses et autres symptômes.
  • Evaluation de la vraisemblance d’échec avec la méthode SCORES (Ceiba) : Cette méthode permet d’évaluer la probabilité de rupture d’un arbre sous contrainte normale. Elle constitue un outil d’aide au diagnostic mécanique, complémentaire à l’examen clinique traditionnel (IPMI).
    Les scores attribués fournissent une notation de risque d’échec : au niveau du tronc, pour les arbres présentant des cavités ouvertes, au niveau des fourches (fourches présentant une inclusion), et au niveau de la ZRT (Zone de départ des racines) lorsque celle-ci est dégradée.
    Si un enfourchement présente un risque de rupture important, alors un haubanage peut être envisagé.
    Pour en savoir plus sur la méthode Ceiba
  • Mesures appareillées avec utilisation d’un résistographe quand la situation le justifie afin d’évaluer l’épaisseur de bois sain.

Analyse des risques

La méthode QTRA (Quantified Tree Risk Assessment) est une approche probabiliste développée au Royaume-Uni pour évaluer objectivement les risques associés aux arbres, notamment les risques de défaillance mécanique pouvant entraîner des dommages ou des blessures graves. Contrairement aux évaluations qualitatives traditionnelles qui classent souvent les arbres comme « sûrs » ou « dangereux », QTRA fournit une estimation chiffrée du risque, facilitant ainsi la prise de décision raisonnée en matière de gestion arboricole.

Diagnostic du sol

L’objectif est d’identifier si des problèmes du sol (compaction, carence, excès d’eau, pollution) expliquent une partie du dépérissement ou des faiblesses de l’arbre, et de proposer des actions correctives (Mulching (amendement organique),  paillage, réflexion autour de l’arrosage et arrosage automatique…).

Diagnostic de la valeur financière d’un arbre

Afin d’estimer la valeur financière d’un arbre ou évaluer les dégâts causés à un arbre (Application Barème de l’arbre de Plantes et Cité).

La valeur financière de votre arbre pourra être calculée grâce à un outil de calcul reconnu au niveau juridique : le barème de l’arbre.
Cet outil d’évaluation (développé par Plantes et Cité, Copalme et CAUE77),  permet d’estimer la valeur financière d’un arbre ou évaluer les dégâts causés à un arbre.
Un exemple de fiche barème de l’arbre

VIE (Valeur Intégrale Evaluée de l’arbre) et BED (Barème d’Evaluation des Dégâts causés à l’arbre) permettent l’évaluation de la valeur d’un arbre et/ou de ses préjudices, exprimée en euros. Ces deux barèmes sont utilisés pour mieux connaître l’arbre évalué, sensibiliser à sa présence, éviter les altérations, et sanctionner en cas de dégradation.

Mon entreprise pourra vous proposer ces barèmes et vous communiquer les résultats.

En savoir plus : https://www.baremedelarbre.fr/

Diagnostic de la valeur écologique d’un arbre

Un arbre-habitat est un arbre qui porte au moins un DendroMicroHabitat (DMH).

Un DMH est une singularité morphologique portée par un arbre et qui est utilisée par des espèces parfois hautement spécialisées, au moins durant une partie de leur cycle de vie. Ils constituent des refuges, des lieux de reproduction, d’hibernation et de nutrition cruciaux pour des milliers d’espèces. Différents évènements biotiques ou abiotiques peuvent créer des DMH : par exemple une chute de pierre qui cause une blessure d’écorce, l’action de la foudre qui entraîne une fente dans le bois ou un pic qui creuse une loge de nidification. Pour certains DMH comme un nid de vertébré ou un balais de sorcière, l’arbre ne sert que de support. Seules les singularités morphologiques pour lesquelles un lien direct avec des espèces associées est connu sont considérées comme dendromicrohabitats.

Afin de renforcer la biodiversité et donc d’augmenter la résilience d’un peuplement, il est judicieux de connaître les DMH, de les préserver et de les promouvoir lors des interventions dans les arbres.

Type d’actions pour promouvoir les DMH : laisser des branches mortes, casser les branches mortes pour laisser un chicot, faire une coronet cut (coupe en couronne) lors de la coupe d’une grosse branche morte ou lors de la coupe d’une branche vivante (dans des conditions bien précises, voir : taille)

Plus un arbre sera vieux plus il comportera de DMH, plus il y aura de types de DMH référencés dans un arbre plus la valeur écologique de celui-ci sera importante.

La méthode NÉAU (Notation Écologique des Arbres Urbains) :
Cette méthode a été développée par Benoît Dufrêne et Laurent Larrieu. Cette méthode vise à repérer les DMH (DendroMicroHabitats) portés par un arbre. Ces structures de petites tailles servent de lieux de nutrition, reproduction, hibernation, pour des insectes, des mammifères, des plantes, des champignons, des vers, des lichens…
47 types de DMH ont été listés et décrits dans le “Guide de Poche des dendromicrohabitats” (Bütler et al 2020).
En se basant sur cette typologie, la méthode NEAU attribue un score à chaque arbre, permettant l’évaluation de son potentiel à accueillir de la biodiversité dans un environnement donné. Ce score est réalisé grâce à l’outil Scores Ceiba.

Pour en savoir plus sur la méthode Néau

Méthode Néau

Méthode Néau